ParabensPublié le 13 mars 2014

Perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques : choisir bio pour les éviter

Depuis le scandale des biberons au bisphénol A, les perturbateurs endocriniens font de plus en plus la Une des journaux. Une occasion de découvrir qu'ils sont partout dans nos vies, des packagings de nos aliments à nos cosmétiques.

Ils se glissent aussi dans les cosmétiques, les perturbateurs endocriniens ? Malheureusement, oui ! 

Ils sont même actuellement un enjeu sanitaire majeur. L’agence de notation environnementale Noteo a publié une étude sur la présence des perturbateurs endocriniens dans les produits d’hygiène et beauté. 

Le résultat est effarant : 40% des cosmétiques comportent des molécules perturbant le système endocrinien, ce qui correspond plus précisément à 71% des fonds de teint, 40% des rouges à lèvres, 38% des crèmes pour le visage, 36% des déodorants, 30% des dentifrices et 24% des shampoings. Ces données inquiétantes sont d’ailleurs confirmées parl’étude UFC Que Choisir réalisée sur 66 produits cosmétiques, qui présente quasiment les mêmes conclusions. On le voit, les perturbateurs endocriniens sont donc bel et bien présents dans la plupart de nos produits de beauté.

Les perturbateurs endocriniens, ça fait quoi exactement ? 

Molécules très souvent utilisées par les industriels de ce secteur en tant notamment que conservateurs, additifs de parfums et filtres solaires, elles interfèrent avec le fonctionnement des hormones et perturbent l’équilibre hormonal des êtres vivants. À long terme et en cas d’exposition prolongée, elles peuvent entrainer des effets toxiques et des maladies très variées. 

Parmi les effets indésirables associés à ces molécules, on peut citer l’altération de la fertilité, leurs propriétés cancérogènes, la perturbation du développement du fœtus ou encore la survenue de maladies métaboliques (diabète, obésité). Leurs actions les plus courantes sur le système hormonal sont : l’augmentation de la production de certaines hormones et la diminution de la production pour d'autres, la perturbation du signal hormonal, la transformation d'une hormone en une autre, la fixation sur une hormone, l’accumulation dans les glandes endocrines et même l’induction d'une mort cellulaire prématurée. 

Attention : enfants en danger ! 

Une autre étude menée par l’association Générations futures en 2010 se penchait sur l’alimentation type d’un enfant de 10 ans : un enfant en pleine croissance ingère pas moins de 128 résidus chimiques en une journée, soit 81 substances chimiques différentes. Cela comprend 37 perturbateurs endocriniens, 36 pesticides, 42 résidus cancérogènes possibles et 5 résidus cancérogènes confirmés. 

Par ailleurs, il est d’autant plus essentiel de surveiller ces ingrédients néfastes dans les produits pour la peau destinés à des femmes enceintes. Les perturbateurs endocriniens peuvent impacter le fœtus et entrainer de graves problèmes de développement.

Effet "cocktail" 

Même si individuellement, toutes ces substances ne dépassent pas les quantités maximales autorisées par les autorités sanitaires, leur multiplication n’en présente pas moins de graves risques. Ceci, en raison des interactions des différents perturbateurs endocriniens entre eux, interactions qui décuplent leur potentiel de perturbations du système hormonal. C’est le fameux effet "cocktail".

Quels sont les perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques ? 

Parabens

Les plus connus d’entre eux sont de loin les molécules de la famille des parabens (INCI : Methylparaben, Ethylparaben, Propylparaben, …) Ces conservateurs très controversés depuis plusieurs années ne sont toujours pas interdits par le Règlement Cosmétique Européen. Pourtant, il a été démontré qu’ils interfèrent avec l’hormone féminine appelée œstrogène, avec toutes les conséquences que cela suppose. 

Triclosan

Plus récemment, un autre conservateur a montré des effets de perturbations endocriniennes : le triclosan (INCI : triclosan). Présent dans vos cosmétiques tout comme vos dentifrices, il interfère aussi avec l’œstrogène et perturbe la thyroïde.

Phtalates

Autre grande catégorie de perturbateurs endocriniens : les phtalates (INCI : Diethyl Phtalate). Surtout présents dans les parfums, les vernis à ongles et les laques, ils inhibent le développement sexuel chez les hommes et, à l’inverse, peuvent provoquer une puberté précoce chez les femmes. 

Filtres chimiques anti-UV

Enfin, les crèmes solaires contiennent elles aussi bon nombre de perturbateurs endocriniens. Les principales molécules incriminées sont les filtres chimiques à UV (INCI : Benzophenone, Oxybenzone,…) qui perturbent le développement des organes reproducteurs.

Vous aurez compris qu’il existe beaucoup de perturbateurs endocriniens en cosmétiques et autant de bonnes raisons de s’en protéger ! Comme toujours, veillez à vérifier les étiquettes de vos produits avant de les choisir. Une autre façon simple et efficace de vous prémunir des perturbateurs endocriniens est de choisir des produits cosmétiques 100% d’origine naturelle.  De la sorte, vous éviterez sans mal de vous exposer à ces molécules qui sont quasiment toutes synthétiques. 

L'experte : 

Anne-Marie Gabelica est ingénieure agronome diplômée en biochimie avec 6 ans d’expérience dans le secteur cosmétique. Elle a créé oOlution : la 1ère de gamme de soins visage sur-mesure (à base de plus de 65 actifs 100 % bio), sans huile de palme et éco-conçue.

Perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques : choisir bio pour les éviter
Notre peau est attaquée constamment par des produits toxiques !
Anne-Marie Gabelica est ingénieure agronome diplômée en biochimie avec 6 ans d’expérience dans le secteur cosmétique. Elle a créé oOlution : la 1ère de gamme de soins visage sur-mesure (à base de plus de 65 actifs 100 % bio), sans huile de palme et éco-conçue.
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